L’éco-tourisme en Afrique du sud

Oct 1, 2021 | Eco-tourisme

Le petit Robert définit l’éco-tourisme comme « le tourisme centré sur la découverte de la nature, dans le respect de l’environnement et de la culture locale » 

 

C’est en 2017, lors d’un voyage en Afrique du sud, que j’ai découvert le concept d’éco-tourisme. A cette époque, j’allais entreprendre mon premier voyage en solitaire. Cependant, comme pour beaucoup de gens, l’idée de partir seul me rassurait peu. J’ai donc commencé à me renseigner sur les voyages organisés autour des thèmes qui me tenait à cœur : La nature, les animaux et la découverte de cultures étrangères. C’est ainsi que j’ai découvert l’éco-tourisme, ce mode de voyage qui a pour but la conservation de la faune et de la flore tout en mettant à l’honneur l’aspect humain et la culture locale.

En tant que passionné d’animaux depuis mon plus jeune âge, les réserves d’Afrique du sud étaient clairement inscrites sur ma bucket list depuis longtemps. Je me suis donc rendu dans la réserve animale de Shamwari dans l’Eastern Cape sud-africain. A mon arrivée j’ai rapidement été mis à l’aise par les rangers en charge du camp ainsi que par les autres volontaires.  L’un des aspects qui m’a le plus plu était cette belle ambiance qui régnait au sein du camp. Etant donné que tout le monde était là pour les mêmes raisons, on sentait une réelle bienveillance ainsi qu’une émulation collective au sein du groupe qui rendaient l’atmosphère très agréable.

Lors de la matinée d’introduction les rangers nous ont expliqué que nous allions les aider dans leur travail du quotidien. Mais en quoi peut bien consister le travail de rangers dans une réserve sud-africaine ? Pour répondre à cette question il faut être conscient d’une réalité : Les réserves animalières ne peuvent perdurer sans rentrée d’argent et donc sans touriste. Le travail des rangers consiste donc à tout mettre en œuvre pour que les touristes jouissent d’une expérience aussi parfaite que possible. Il faut donc s’assurer du bien-être des animaux présents, de l’équilibre des espèces au sein de l’écosystème mais aussi de la praticabilité des routes.

Afrique savane bush

Concernant la faune, une grande partie de nos journées était donc réservée au « monitoring » d’animaux. Il s’agit d’une observation des différentes espèces pour recenser leur localisation et vérifier qu’aucun animal n’a besoin d’une intervention vétérinaire. En revanche, notre travail ne consistait jamais à intervenir pour sauver un animal attaqué par un prédateur. Cependant, certaines situations nécessitent une intervention ou même un simple regard avisé. C’est notamment le cas pour les espèces menacées comme les rhinocéros, que nous avons passé beaucoup de temps à observer, ou encore les éléphants que nous devions sans cesse recenser et suivre de près lors de la naissance d’éléphanteaux afin de s’assurer de leur bonne santé.

Après la faune vient ensuite la flore, une grande partie de notre travail avait pour but la maitrise de la végétation et le maintien de la praticabilité des routes. Ainsi nous avons passé beaucoup de temps, machette à la main, à tailler des pins, acacias ou autres espèces invasives qui, si elles n’étaient pas contrôlées, rendraient impossibles tout déplacement dans la réserve. Ces tâches apparemment « ingrates » devenaient régulièrement un plaisir comme lorsqu’une de nos sessions fut interrompue par la traversée d’un troupeau de girafes.

Vient enfin le dernier aspect de l’éco-tourisme qui, à ma grande surprise, m’a encore plus apporté de plaisir que le monitoring d’espèces animales : L’aide aux populations locales. J’ai découvert que les rangers passaient énormément de temps à réaliser des projets humanitaires avec les habitants des villages mitoyens de la réserve. Ainsi nous avons eu la chance d’aller donner des cours d’informatique dans des écoles, d’aider des citoyens à construire des refuges pour abriter les femmes victimes de violences conjugales ou encore de mener des opérations de sensibilisation au recyclage auprès des populations environnantes. Ces différentes tâches sont sans aucun doute celles qui m’ont le plus enrichi.

C’est donc à travers l’ensemble de ces expériences que j’ai eu la chance de découvrir l’éco-tourisme et que j’ai réalisé que, même s’il fallait parfois travailler dur, ce type de séjour était plus enrichissant que n’importe quel type de vacances traditionnelles.

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